Barbarian Invasion : Factions(2/2)
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Les Celtes précédèrent les Romains en Britannie et ne furent jamais pacifiés après l'invasion romaine en 55. Hadrien résolut en conséquence d'élever une véritable muraille au nord de la Britannie, destinée à contenir les Pictes venus du nord (dans l'actuelle Ecosse).
Les Romains ne daignèrent jamais soumettre les Scotii (dans l'Irlande actuelle). C'est pourquoi les anciens usages subsistèrent dans ces contrées reculées. Désormais, la puissance romaine sur le déclin, les Celtes convoitent la riche province de Britannie.
Leurs méthodes de combat n'ont guère évolué depuis l'époque de Jules César. Les Celtes sont maintenant en position de mettre la riche province de Britannie à feu et à sang ; ils ont soif de conquêtes et aspirent au renouveau de leurs traditions.
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Les Huns blancs, ou Hephthalites pour les érudits grecs, formaient un peuple nomade, particulièrement mobile et originaire des steppes. Leur périple les conduisit en Chine, en Inde et en Perse, où ils étaient connus sous de nombreux noms. Ils constituaient toutefois un seul et même peuple dont les traditions ont traversé les siècles inchangées. Bien que les Hephthalites aient la réputation de se tenir à l'écart des autres Huns, les Grecs les assimilaient très certainement à la nation hunnique.
A l'instar des autres nomades des steppes, ils ne se sédentarisèrent que lorsqu'ils envahirent des territoires plus civilisés. Les Huns blancs déferlèrent vers le sud en Transoxiane puis investirent la Perse et la vallée du Gange en Inde.
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Les Goths de l'est s'établirent en Ukraine avant d'être asservis par les Huns. Après la chute de ces derniers, ils s'allièrent à l'empire romain d'orient qui les persuada d'attaquer l'Italie. L'immense superficie de l'empire goth rendait quasi inévitable la scission en une multitudes de royaumes rivaux.
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La Britannie fut une province romaine pendant près de 350 ans et chrétienne pendant environ un siècle. Située aux confins de l'empire, cette province n'en était pas moins précieuse. Constantin le Grand lui-même fut proclamé empereur à Eboracum (York) en Britannie du nord. Les Britons durent craindre le pire lorsque les dernières légions romaines évacuèrent l'île pour s'en venir défendre le coeur de l'empire, menacé.
En 410, l'empire, ignorant leurs appels, abandonna les insulaires dépités à leur sort. L'empereur Honorius leur envoya une missive les enjoignant – pour résumer – de veiller eux-mêmes à la défense de la "côte saxonne", ainsi qu'on nommait alors la région soumise aux raids saxons. Honorius avait ses raisons, mais elles ne furent d'aucun réconfort aux Britons loyaux.
A l'empire romain succédèrent des royaumes et des chefs fantoches qui assurèrent tant bien que mal la défense de l'île face aux Pictes du nord et aux Saxons venus du continent. Tous juraient allégeance à l'idée d'un "Grand roi" de Britannie, et ils demeuraient romains à bien des égards. Les anciennes traditions n'allaient pas disparaître aussi aisément et, bien que les Britto-romains constituent essentiellement une force défensive militairement parlant, ils n'en sont pas faibles pour autant...
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Les Slaves sont un peuple indo-européen apparu en Europe orientale il y de cela des millénaires. Au IIe siècle après J.-C., ils franchirent les monts Carpates pour s'implanter dans les régions que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Roumanie et de Slovaquie. Ils n'éprouvèrent nul besoin de pousser plus au sud ou à l'ouest.
Au cours des siècles qui suivirent, l'arrivée des Huns et des Avars parmi d'autres tribus nomades repoussa les Slaves vers les Balkans où ils se heurtèrent aux forces romaines et byzantines.
Le mot "slave" a donné celui d'esclave (slave en anglais) suite aux guerres entreprises quelques siècles plus tard par Charlemagne contre les Slaves : les prisonniers étaient en effet vendus en esclavage.
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Les Maures et les Berbères comptent parmi les innombrables tribus du désert qui harcelèrent un empire romain d'occident sur le déclin en Afrique du nord. C'est peut-être un changement climatique qui a poussé ces tribus à attaquer la frontière romaine, à moins que la faiblesse manifeste des garnisons n'ait suffi à les encourager.
Quoi qu'il en soit, le danger était tel que les Romains furent contraints d'édifier un limes, ou réseau de forts frontaliers, et de renforcer les garnisons pour protéger leurs territoires. Les pillards du désert ne furent jamais en mesure de chasser les Romains, puis plus tard les Vandales, ni d'assurer leur mainmise sur le littoral nord-africain.
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